Publié le : 26 janvier 202412 mins de lecture

Le Japon est célèbre pour sa culture riche et ses traditions uniques, et cela se reflète même dans son approche du sommeil et du repos. Le futon et le tatami, deux éléments essentiels du lit japonais traditionnel, incarnent une manière de dormir et de vivre singulière.

La chambre à coucher au Japon

La chambre à coucher au Japon revêt une signification culturelle particulièrement intéressante. Dans la culture japonaise, la chambre à coucher est souvent un espace polyvalent où le futon, le lit traditionnel japonais, est utilisé pour dormir et se reposer la nuit, mais la chambre peut également être transformée en salon ou en salle à manger pendant la journée. Les tatamis, revêtements de sol traditionnels en paille de riz, sont couramment utilisés dans les chambres japonaises, apportant une connexion à la nature et à la simplicité à l’espace. De plus, l’organisation de la chambre est soigneusement pensée, avec des meubles minimalistes et un rangement efficace pour maximiser l’espace. Cette approche unique de la chambre à coucher reflète l’importance de l’harmonie avec la nature, la flexibilité de l’espace et la préservation des traditions dans la culture japonaise.

chambre à coucher au japon

Qu’est-ce que le tatami ?

Le tatami est une sorte de tapis qui recouvre toute la surface habitable de la maison traditionnelle japonaise. Il est fait de paille de riz recouverte d’une couche de jonc, tandis que les bords sont ornés d’un ruban de coton noir. L’importance de ce complément se comprend également par le fait que le mot tatami est souvent utilisé comme unité de mesure pour calculer la surface de la maison. Les mesures standard sont d’environ 85 x 170 cm, pour une épaisseur de 5,5 cm. En général, une chambre japonaise typique est couverte de six tatamis sur lesquels on ne se contente pas de marcher, mais où l’on s’assoit, mange et dort. C’est pour cette raison que dans les maisons japonaises, on entre toujours sans chaussures. Les tatamis modernes n’ont pas les limites de taille par rapport aux tatamis traditionnels et peuvent être achetés dans toutes les tailles. Il faut juste s’assurer qu’ils sont faits de fibres naturelles, car ils existent en matériaux synthétiques, moins chers mais qui ne garantissent pas la transpiration.

Les origines du tatami

Le tatami, un revêtement de sol en paille de riz tressée recouvert d’une natte en tissu de paille de riz, a des origines profondément ancrées dans l’histoire japonaise. Il a été introduit au Japon il y a plus de mille ans, influençant considérablement l’architecture et la culture du pays. Initialement utilisé comme un moyen de protéger les sols en bois des maisons traditionnelles de l’humidité, le tatami a évolué pour devenir une caractéristique emblématique de l’habitat japonais.

Le tatami dans la culture japonaise

Le tatami ne se limite pas à être un simple revêtement de sol ; il joue un rôle central dans la culture japonaise. Dans les maisons traditionnelles, la taille des pièces est souvent déterminée en fonction du nombre de tatamis nécessaires pour couvrir le sol. Les gens s’assoient, dorment et pratiquent diverses activités directement sur le tatami. Il incarne la notion de zashiki, qui désigne le tapis de sol sur lequel les gens se rassemblent pour manger, discuter, méditer et se détendre.

Le lit sur tatami

L’un des usages les plus emblématiques du tatami est en tant que base solide et confortable pour le futon. Les Japonais déroulent leur futon directement sur le tatami pour créer un lit ferme et confortable. Cette combinaison offre une surface de sommeil idéale, favorisant une bonne circulation de l’air et empêchant l’humidité et les moisissures de s’accumuler. Le tatami contribue également à maintenir une connexion avec la nature, car il est fabriqué à partir de matériaux naturels, rappelant ainsi l’importance de la simplicité et de l’écologie dans la culture japonaise.

Qu’est-ce que le futon ?

Le futon est plutôt une sorte de matelas qui, comme nous l’avons dit, se déroule le soir sur le tatami, obtenant ainsi le lit traditionnel japonais. Le mot signifie en fait « matelas qui s’enroule ». Tous les membres de la famille ont leur propre futon et dorment dans la même chambre. Pendant la journée, chaque futon est ensuite enroulé et placé dans le placard pour faire de la place dans la pièce pour les activités quotidiennes. Le futon traditionnel est composé de deux parties : un matelas fin (shikibuton) et une couette traditionnelle japonaise (kakebuton). La partie rembourrée est composée de différentes couches de coton qui ne dépassent pas un total de 10 cm. Le futon moderne, cependant, tel que nous pouvons le trouver sur le marché même dans les magasins occidentaux, est destiné uniquement à être un matelas fin, sans la couette traditionnelle japonaise qui le recouvre. En plus du coton, sont utilisés pour le rembourrage également d’autres matériaux, pour lui donner plus de confort : le latex naturel de la laine de crin de coco.

Les origines du futon

Le futon, terme japonais signifiant littéralement « lit » ou « matelas », possède des origines qui remontent à l’ancienne Chine. Il a été introduit au Japon il y a plus de 1 000 ans, influençant profondément la manière dont les Japonais dorment et se reposent. À l’origine, le futon était constitué de couches de fibres naturelles telles que le kapok, la paille de riz ou le coton, créant ainsi un matelas moelleux et confortable. Au fil du temps, le futon a évolué pour intégrer divers matériaux, mais il demeure un élément emblématique du sommeil japonais.

La composition du futon

Le futon japonais contemporain se compose généralement d’un matelas fin et moelleux, rempli de matériaux tels que le coton, la laine ou des fibres synthétiques. Sa structure est simple, ce qui permet de le rouler ou de le plier facilement, favorisant ainsi une utilisation polyvalente de l’espace dans les maisons japonaises traditionnelles. Les différentes couches de matériau offrent un équilibre optimal entre fermeté et confort, ce qui est essentiel pour un sommeil de qualité.

Utilisation du futon

L’utilisation du futon au Japon est marquée par sa polyvalence. Les Japonais déplient leur futon la nuit pour créer un lit confortable et ferme, qu’ils posent généralement directement sur le tatami, le revêtement de sol traditionnel. Cette pratique permet d’obtenir une surface de sommeil optimale tout en favorisant une bonne circulation de l’air, contribuant ainsi à éviter l’humidité et les moisissures. Au matin, le futon est plié et rangé dans un placard, libérant ainsi l’espace de la chambre pour d’autres activités pendant la journée. Cette flexibilité est particulièrement appréciée dans les maisons japonaises où les pièces servent à différentes fonctions tout au long de la journée.

Ces matelas ne sont pas conçus pour être enroulés ou posés sur le sol, mais ils peuvent également être placés sur les sommiers à lattes normaux. Le lit « à la japonaise » moderne Depuis quelque temps déjà, même au Japon, on ne peut plus dormir sur des tatamis et des futons, même si certains éléments de la culture traditionnelle sont préservés. Le lit « japonais » moderne est généralement conçu comme une structure basse où un mince matelas repose sur le tatami. Le futon est généralement fait de latex naturel et n’a pas besoin d’être enroulé.

Le tatami agit plutôt comme un réseau, mais s’élargit souvent latéralement pour devenir une base de soutien à la place de la table de nuit. Le futon peut également être placé sur un sommier à lattes qui offre une plus grande ventilation. Il suffit de le garder dans le placard et de le dérouler uniquement en cas de besoin. Fabriqués à partir de matériaux naturels, les tatamis et les futons assurent un environnement sain pour dormir.

Les futons en coton doivent cependant être secoués et battus de temps en temps, une opération que les Japonais effectuent quotidiennement. Les futons en d’autres matériaux ne peuvent être retournés que de temps en temps. Le tatami peut au contraire être nettoyé avec un chiffon humide et de temps en temps il est mis en l’air et battu.

L’importance du futon et du tatami dans la culture japonaise

La connexion à la nature

Le lit japonais traditionnel, avec son futon posé sur le tatami, symbolise une profonde connexion à la nature. Les matériaux utilisés dans la fabrication du futon et du tatami sont souvent naturels, tels que la paille de riz, le coton ou la laine, rappelant ainsi l’importance de la simplicité et de l’écologie dans la culture japonaise. Cette utilisation de matériaux naturels crée une atmosphère de sérénité et de proximité avec l’environnement naturel, ce qui est particulièrement précieux dans un pays où la nature occupe une place centrale dans la vie quotidienne.

La polyvalence de l’espace

Le futon et le tatami permettent une utilisation polyvalente de l’espace dans les maisons japonaises. Les pièces peuvent être transformées en espaces de sommeil la nuit et en salons de vie diurnes. Cette polyvalence est essentielle dans les habitations japonaises traditionnelles, qui sont souvent de petite taille. Les futons sont rangés pendant la journée, libérant ainsi l’espace pour d’autres activités, tels que les repas en famille, la méditation ou la pratique d’arts martiaux.

La préservation des traditions

Malgré la modernisation croissante du Japon, de nombreux Japonais attachent une grande importance à la préservation de leurs traditions culturelles. Le futon et le tatami sont des témoignages vivants de cette volonté de préserver des éléments culturels intemporels. Ils incarnent les valeurs traditionnelles de simplicité, de respect de la nature et de fonctionnalité. Même dans les maisons modernes, de nombreuses familles japonaises choisissent de conserver la tradition du futon et du tatami, perpétuant ainsi un mode de vie profondément enraciné dans l’histoire du pays.

Focus sur la couette traditionnelle japonaise

La couette traditionnelle japonaise, également connue sous le nom de « kakebuton », est une pièce de literie unique qui incarne la culture japonaise du sommeil et du confort. Contrairement aux couettes occidentales remplies de duvet ou de matières synthétiques, le kakebuton est généralement composé de plusieurs couches de coton naturel, de soie ou de fibres végétales, offrant une chaleur douce et une respirabilité optimale. Les Japonais utilisent le kakebuton en le plaçant sur le futon, le matelas traditionnel, pour dormir. Une caractéristique distinctive du kakebuton est sa polyvalence en termes de saisonnalité : il existe des kakebutons d’hiver, plus épais et chauds, et des kakebutons d’été, plus légers et frais, permettant ainsi de s’adapter aux variations de température tout au long de l’année. Le kakebuton est généralement enveloppé dans une housse appelée « kakefuton » qui peut être lavée régulièrement pour assurer la propreté et la fraîcheur du lit. Cette pièce de literie traditionnelle japonaise, associée au futon et au tatami, offre une expérience de sommeil confortable et en harmonie avec la nature, reflétant la philosophie culturelle japonaise axée sur la simplicité et la qualité.

Le futon et le tatami sont bien plus que de simples éléments d’un lit japonais traditionnel. Ils incarnent la philosophie de vie japonaise axée sur la simplicité, la polyvalence de l’espace, et la connexion à la nature. Ces deux éléments continuent d’être une partie précieuse de la culture japonaise, tout en étant appréciés dans le monde entier pour leur design et leur utilité uniques. Le lit japonais traditionnel est un véritable symbole de la façon dont la culture peut façonner la manière dont nous vivons et dormons.